Nuage d'histoires !







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Il fait si noir.

 

« Où est-ce que je suis ? », je ne perçois aux alentours que de vagues formes qui ressemblent à des parois.

 

« Une grotte ? »

 

Je regarde tout autour de moi, dans l'espoir de distinguer quelque chose qui pourrait m'en dire plus.

 

J'ai alors une sensation étrange, j'ai l'impression de voir tout mon environnement sans même avoir à tourner la tête.

 

« Qu'est ce que... ? », je ne...sens plus ma tête. Pas étonnant que je ne puisse pas la bouger, c'est comme s'il n'y avait plus rien. Je tente alors de bouger mes bras, comme par réflexe, pour comprendre ce qu'il m'arrive.

 

Rien ne se passe.

 

« Je ne comprends rien ! »

 

Ma bouche ! Je ne sens plus ma bouche! Ni mon visage !

 

Quelqu'un doit me jouer un mauvais tour.

 

Calmons-nous un peu. Je crois que je n'ai tout simplement plus de tête. Il est donc tout à fait logique je n'ai pas de visage.

 

C'est cohérent, tout va bien.

 

La bonne nouvelle, c'est que je peux parler.

 

Je n'ai ni bouche, ni langue, ni corde vocale. Je ne suis pas capable de respirer car je n'ai pas de poumons, ainsi, je ne peux pas créer les vibrations nécessaires à un bruit.

 

C'est incohérent, tout ne va pas bien.

 

Les lois de la physique n'existent plus ou quoi ?

 

Il faut que je me calme. Je dois penser avant tout à sortir d'ici.

 

« Il y a quelqu'un ? »

 

Aucune réponse. Je crie alors de toutes mes forces.

 

« À l'aide ! », je tends alors l'oreille dans l'espoir d'entre un son.

 

Tac. Tac. Tac

 

Quelque chose bouge.

 

Tac. Tac. Tac.

 

Cela se rapproche.

 

J'écarte l'idée que ce soit un être humain. J'espère que je n'ai pas fait une bêtise moi.

 

Une ombre se dessine.

 

Tac.

 

Une sorte de tige sort de l'ombre. C'est une patte. Elle est très fine,avec quelques poils dessus. Cela semble très solide et surtout très acéré.

 

Si c'est ce que je crois, ce n'est pas bon pour moi.

 

Tic.

 

La bête sort de l'obscurité.

 

Mon Dieu.

 

Je n'arrive pas à sortir le moindre mot.

 

Une araignée! Une araignée qui fait bien 2 mètres de haut!

 

Son corps est si petit et ses pattes sont immenses.

 

Je veux partir.

 

J'envie ces héros, qui, dans les histoires, peuvent affronter des monstres gigantesques avec sang-froid. Avoir cette chose en face de moi est terrifiant.

 

J'ai toujours considéré les araignées des contes comme des monstres de bas étages. Un simple échauffement pour le héros.

 

Ici, le moindre mouvement de cette chose signe ma mort. Ses crocs, petits pour sa taille, mais si imposants pour moi, semblent pouvoir déchirer ma chair, et briser mes os sans effort et ses longues pattes pourraient me traverser de part en part si elle se mettait simplement à bouger dans ma direction.

 

Mais elle ne bouge pas.

 

Pourquoi elle ne bouge pas ? Fais quelque chose !

 

Elle s'avance.

 

Cela m'apprendra à l'ouvrir...

 

Ses pattes de devant se posent près de moi et son corps se rapproche lentement. Elle s'accroupit tellement que je pourrais presque toucher ses crocs.

 

Ses yeux me fixent.

 

Je vais mourir ?

 

Je rassemble toutes mes forces pour crier, mais j'arrive à peine à marmonner un mot.

 

« Pars ! »

 

Elle se lève d'un coup, puis s'éloigne de moi, disparaissant dans les ombres.

 

Je suis sauvé ?

 

Pourquoi est-elle partie ? Je ne suis peut-être pas appétissant pour elle.

 

Je ne sais pas ce que je suis, mais je ne suis pas comestible.

 

Une seconde...

 

«Qui suis-je »?

 

J'ai beau chercher, rien ne me viens.

 

Pourquoi cela doit-il m'arriver à moi ?

 

Il fait si sombre tout autour.

 

Une boule m'enserre le cœur, j'ai si mal, j'ai la voix coupée, je ne peux plus parler.

 

Cela doit être un rêve, oui, je rêve...

 

Le vide m'entoure. Je n'arrive plus à réfléchir, j'ai l'impression de disparaître, mes pensées vont rejoindre le néant, et moi avec elles.

 

Je suis comme aspiré.

 

C'est alors qu'une sensation glaciale m'enveloppe. C'est de l'effroi. J'ai peur, je suis sûr que j'ai peur. J'ai peur de mourir, une peur bien plus intense que devant cette araignée. Je ne veux pas disparaître, pas comme ça, sans ne rien savoir.

 

Je me raccroche à cette sensation, je m'en enserre comme une protection face au néant qui cherche à m'absorber.

 

Je suis en vie, je veux vivre, et je vivrai.

 

Mon esprit arrête peu à peu de s'agiter.

 

Je me suis calmé étrangement vite, il en va de même avec l'araignée.

 

Mais peu importe, laissons cela pour plus tard.

 

« Bon, je fais quoi maintenant ? »

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