Nuage d'histoires !







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Dans un café, j’étais là… en train d’observer mon connard d’ex. Un grand, musclé, aux cheveux noirs, et aux yeux bleu océan. Le genre de mec qui fait craquer toutes les filles quoi. LE beau gosse, celui des films, des rêves. Le mec soit disant parfait.

Lui ne me voyait pas, bien sûr… puisque j’étais morte. Çà faisait déjà une semaine que je l’étais ! Et je n’arrivais toujours pas à y croire ! J’étais morte, et par sa faute en plus ! Enfin, plus ou moins sa faute.

Mon assassin venait d’offrir un verre à une petite blondinette aux gros seins. Je déteste dame nature pour ça ! Les seins ! Ma mère aurait beau me dire que mes petits seins étaient tous mimi, et que n’importe quel homme les adorerait. Moi je ne les aimais pas ! Point !

Perdu dans mes souvenirs, je me remémorais la journée de l’accident.

Ce jour-là, il faisait très ensoleillé, le soleil était haut dans le ciel bleu. J’adorais ce temps d’été. Je rentrais de l’école un mercredi après-midi, quand mon petit malin d’ex avait balancé mon GSM sur la route, pour se venger de ma jalousie. Il parlait par texto a sa petite Julie. Il lui parlait tout le temps, tous les jours, et il allait même la voir derrière mon dos. Au début je n’y croyais pas ! C’est Stéphanie, ma meilleure amie, qui me la prouvée en aillant fait des photos d’eux, parce que je ne l’avais jamais crue. Alors c’est normal que je pique une crise de jalousie non ? Du coup je lui ai crié dessus, je lui avais dit toutes mes pensées, ses quatre vérités et tout le tralala. Cédric avait trouvé la meilleure solution au monde pour me calmé. Me calmer à jamais…Il avait donc lancé mon téléphone sur la rue. Comme tous les jeune d’aujourd’hui, j’avais eu un coup de stresse pour mon GSM, qui était toute ma vie. J’avais courue inconsciemment vers mon mobile pour le récupérer et la…Bam ! Une voiture m’avait foncée dedans, et mon corps avait volé trois mètres plus loin, pour venir se cracher sur un tronc d’arbre, qui servait à décorer la ville, et non pas à bloquer le corps d’une adolescente comme moi.

Morte sur le coup. Pitoyable. Quelle mort débile, franchement.

Quand j’avais vu mon corps ensanglanté allongé au pied d’un arbre. Je m’étais dit que c’était surement dû au choc, que j’allais bientôt retourner dans mon corps, et que je pourrais raconter ça à ma meilleure amie quelques jours plus tard en rigolant. Après avoir passé un certain temps à l’hôpital évidemment. Mais je ne suis jamais retourné dans mon corps…

La personne qui m’avait percutée, était sortie de son 4x4 en sueur et paniquée. L’homme m’avait maudit de mettre jeter sur sa voiture. Il n’avait pas remarqué que mon GSM était sous sa voiture, et que ça avait été pour cette raison que je m’étais conduite si imprudemment.

J’avais cherchée Cédric partout du regard. Je m’étais imaginée qu’il allait se précipiter sur mon corps, qu’il allait paniquer, pleurer, se maudire d’avoir jeté mon GSM ou quelques chose dans le genre, mais non. Il s’était tout simplement enfui. Le conducteur ne l’avait même pas vu. Personne ne saura qu’il était là, personne…jamais.

Quelques minutes plus tard, la police et les ambulances étaient arrivées. Moi je n’étais toujours pas retournée dans mon corps. Une femme en blouse blanche avait palpé mon cou et avait conclu.

-Elle est morte.

-Quoi ?! Avais-je criée. Ce n’était pas possible. Je n’aurais pas dû mourir maintenant. Pas à mon âge. Je voulais vivre moi, j’avais tellement de chose à faire, je ne savais pas quoi encore, mais ma vie était pleine de surprise. Elle ne pouvait pas mettre retirée comme ça, non. Ça ne pouvait pas s’arrêter comme ça, pouf.

Je n’avais pas tout à fait réalisée ce qui m’était arrivée. J’avais suivi mon cadavre dans l’ambulance. Les médecins l’avaient ensuite déposé à la morgue. Environ une demi-heure plus tard, mes parents étaient entrés dans la pièce. Et là je lu l’horreur sur leurs visages. Ma mère avait pleurée à chaude larme, mon père avait essayé de la réconforter comme il le pouvait, mais il était tout aussi triste qu’elle. Voir mes parents dans cet état me déchira le cœur, enfin mon âme, puisque le mien ne voulait plus battre. Je m’étais approchée de ma maman, et je l’avais prise dans mes bras. Elle ne devait sans doute pas sentir ma présence, mais ça ne faisait rien, j’en avais besoin et j’avais sentie qu’elle aussi.

Quand un des policer était entré dans la pièce, il déclara froidement et sans cœur.

-Votre fille c’est suicidée.

-Quoi ?! M’étais-je exclamée en même temps que ma mère. Mais c’est du grand n’importe quoi ! J’avais juste voulue récupérer mon téléphone, que se stupide Cédric avait jeté sur la rue ! C’est de sa faute! La sienne ! Tu m’entends stupide policier ! C’est la faute de Cédric ! C-E-D-R-I-C ! M’étais-je époumonée sans succès.

-Pourquoi notre fille se serait suicidée ? Avait demandé mon père, qui ni croyait pas.

Enfin quelqu’un de censé ! Je n’avais aucune raison de le faire ! Alors allez chercher des indices pour condamné le vrai criminel ! M’étais-je écriée encore une fois dans le vent.

-La personne qui à renversée votre fille a été claire. Votre enfant c’est jeté d’elle-même sur son pare-choque, et les analyses sur le terrain ont confirmé son récit. J’en suis navré.

-Genre ils ont fait des analyses !? Si c’était le cas ils auraient remarqués que mon GSM est comme par hasard sur la route ! Et comme par hasard il y aurait eu les empreintes de mon ex ! M’enflammais-je.

-Je ne vois pas pourquoi elle aurait une telle chose. On n’a jamais eu de problème avec notre fille. Avait dit d’une voix désespérée ma mère.

Maman…J’avais la meilleure maman au monde. Je lui avais toujours tout dis. Je lui avais toujours parlé de mes problèmes de cœur, de mes angoisses, vraiment de tout. Elle était comme ma sœur… Jamais je ne me saurais suicider avec elle à mes côtés… jamais. Une larme me roulait sur la joue.

Plus jamais elle ne saura la pour me les sécher ou pour me consoler.
Mes parents avaient dû repartirent, à la maison sans doute, ou remplir des papiers, je ne sais pas. Ils m’avaient laissée toute seule avec mon corps, qui ne servait plus à rien.

En une fraction de seconde je m’étais sentie seule, anéanti, je m’étais enfin rendu compte que tout était fini, que plus jamais je ne reverrais maman, papa ou Stéphanie. Ma vie était finie. J’avais pleurée toute la nuit. Qu’allais-je devenir ? Qu’allait-il se passer ? Est-ce un cauchemar ? J’avais tellement espérée que ce soit le cas. Je m’étais littéralement effondrée. J’avais été toute seule dans une pièce sombre et froide. Personne n’avait été ou ne pouvait être auprès de moi. J’avais été seule.

Au petit matin, j’étais sortie de ce lieu lugubre, et pour m’occuper le temps que vienne mon enterrement, j’avais errée dans la ville pour cracher toutes les insultes possibles et inimaginable sur mon ex. Et aussi pour l’espionner, je l’avoue ! Et je peux vous dire que ce que j’avais vu ne me rendait que plus furieuse.

Deux jours plus tard, j’avais participée à mon propre enterrement. C’est à ce moment-là que j’avais commencée à me poser milles questions. Pourquoi ne suis-je pas au paradis ? Ou alors en enfer ? Pourquoi ils n’y a pas d’autre esprit ? Vais-je devoir rester seule toute mon existence ici ? Est-ce une espèce de punition ou un jugement ? Pour voir si j’ai le droit de passer les portes de l’au-delà ?

Toute ma famille avait été présente. Ma meilleure amie était là aussi, et quelques autres filles dont j’étais proche, et des amis de mes parents. Pas de Cédric, pourtant je sortais avec lui lors de ma mort, et c’est un peu de sa faute si j’en suis là. C’est vraiment un connard ce connard. Je sais, je me répète, mais je suis sûr que vous aussi vous trouvez que c’est un connard !

Par contre, la personne que je n’aurais jamais cru voir à mon enterrement, que j’avais même oublié son existence avait été présente.

Maxime. Il était éloigné de la foule de gens. Il était en train d’observer mon cercueil de loin, ce dernier était en train de descendre dans un trou de six mètre de profondeur. Je l’avais aperçu en train de donner un coup de pied dans un arbre en jurant. Ma mort avait l’air de l’avoir blessé. Ce n’est pas compréhensible, on ne se parlait plus depuis des années.

Je le connaissais depuis ma première maternelle. Auparavant, nous étions les meilleurs amis du monde. C’était le genre de garçon tout maigrelet, qui ne créait jamais de problème. L’inverse de moi, une grande baraquée, les dents de travers, qui se battait tout le temps pour rien. Je vous rassure j’ai beaucoup changée ! Ne vous faites pas de fausses idées. En cinquième primaire, j’avais tabassée des mecs qui embêtaient Maxime, et depuis ce jour il n’a pas plus jamais voulu me parler, je n’ai jamais compris pourquoi. J’en avais beaucoup pleurée quand j’étais petite. Je ne comprenais absolument pas pourquoi. Et je ne comprends toujours pas pourquoi, il a arrêté de me fréquenter.

Et maintenant il se ramène à mon enterrement hors que c’était censé être mon petit copain qui devait être la, et pas lui. Ça prend vraiment une tournure bizarre.

Je dois avouer que depuis la dernière fois ou je lui ai parlé il a bien changé. Il est devenu très grand, il fait deux têtes de plus que moi, ses épaules sont très large, il est assez musclé, c’est cheveux châtains en bataille lui donne un style sauvage totalement craquant, et c’est yeux d’un vert émeraude fond tomber toutes les filles à sa pieds. Je ne comprends d’ailleurs pas comment ça se fait qu’il n’a toujours pas de petite amie. Je suis au courant qu’il est célibataire parce que c’est mon voisin, et que je l’aurais remarqué s’il trainait avec une fille. Et non parce que je m’intéressais à lui. Je vous vois déjà venir.

Bref, maintenant ce que je fais depuis que je suis morte c’est suivre mon ex partout, et lui envoyer des insultes qu’il n’entendra jamais.

-Que la vie d’une adolescente morte est si passionnent ! Rallais-je.

J’avais découvert que ce connard m’avait trompé avec deux autres filles. Maintenant je n’ai qu’une idée en tête, c’est de le pendre ! Mais la seule chose qui me retenait de le faire, c’est que je n’ai aucune envie de l’avoir dans le même monde que moi.

-Qu’est-ce que je m’ennuie ! Espionner les gens ce n’est pas drôle tout compte fais ! Je m’avachis sur ma chaise. Pourquoi il n’y a pas d’autre fantôme ou esprit pour venir parler avec moi ? C’est nulle ce monde !

Juste au moment où j’avais prononcé ces mots une jeune fille se figea devant moi. C’était une grande blonde habillée tout de cuir noir.

-Hey toi !

-Moi ? Demandais-je étonnée. J’étais un fantôme. Comment cela se faisait-il qu’elle me voyait ? En même temps c’est vrai qu’elle venait de faire une apparition bizarre…

-Me regard pas avec de grand yeux. Je suis une gardienne des deux mondes. Comme ton âme n’a pas acceptée de nous rejoindre dans le royaume des morts, va falloir que tu faces la paix avec toi-même. Me dit-elle, comme si c’était simple comme bonjour.

Enfin quelqu’un qui va pouvoir répondre à toutes mes questions ! Ca faisait si longtemps que je n’avais pas parlée à une personne. Je m’en réjouis d’ailleurs.

-Trop cool ! Une morte comme moi ! M’étais-je exclamée, sans vraiment m’en rendre compte.

La jeune fille me dévisageait.

-Je ne suis pas morte enfin si, mais je n’ai jamais été vivante. Ce n’est pas le plus important, tu dois trouver qu’est ce qui empêche ton âme de rejoindre notre monde.

Pourquoi les problèmes d’âme qui ne monte pas aux cieux tombent sur moi ? Je ne pouvais tout simplement pas mourir et entrer dans le royaume des morts ? C’est trop compliqué ? Je suis sûr que c’est la faute de ce Cédric. C’est toujours de sa faute de toute manière. Depuis que je suis sortie avec lui, je n ‘ai eu que des malheurs!

-Cédric. Voilà le problème grognais-je.

La blonde parut surprise.

-Non, tu dois régler un problème avec un certain Maxime Mercedes.

Si j’avais été en train de boire, je lui aurais recraché tout le liquide à la figure.

-Quoi ? Mais pourquoi ?

-Je n’en sais rien. Si tu veux rentrer au royaume des morts, tu vas devoir régler tes problèmes avec lui.

La jeune fille s’éloigna sans me donner d’explication supplémentaire.

Je lui criai.

-Et je suis censé faire comment ?

-Oui, je suis bête ! Tien prend ça, ça va t’aider. Avale-la quand il n’y aura personne autour de toi. Me dit-elle en me lançant une pilule. Elle disparut tout de suite après.

C’est tout ? Demandais-je quand elle était déjà partie. Je n’ai même pas reçu de mode d’emploi ? Elle fait quoi cette pilule au juste ? Et comment dois-je régler le problème avec Maxime, si moi-même je n’étais pas au courant qu’il y avait un problème avec lui ? En y réfléchissant plus, c’est vrai que j’avais un problème avec lui puisque il ne parlait plus. Mais comment le résoudre avec une personne qui ne me voit même pas?

Je sens que ça ne va pas être du gâteau. D’ailleurs ces derniers me manquent ! Surtout les gâteaux aux chocolats. Ce n’est pas cool d’être morte ! Ne pas avoir de gâteau c’est la mort ! Même si théoriquement je suis morte.

J’étais toujours perdue. Mais comment allais-je faire ?
J’observais la petite pilule bleue qui roulait entre mes doigts. Peut-être que cette chose va m’aider ? Je verrais bien. De toute manière elle ne peut pas me tuer, puisque je que suis déjà morte.

Pour rejoindre les toilettes du bar ou je me trouvais, je due passer près du comptoir, là où quelques minutes plus tôt s’était trouvé mon ex, qui était resté pour boire un verre avec une blondinette.

Connard !

J’ouvris la porte, et je remarquais que tout le monde l’observait. C’est vrai que personne ne peut me voir. J’avais déjà oubliée. Une des trois filles qui se maquillait devant le miroir commençait à parler.

-Ça doit être le courant d’air.

Un sourire apparut sur mes lèvres.

-Oui c’est ça un courant d’air, si tu savais ma petite.

Tout compte fait, être un fantôme ça peut être drôle. Toutes les blagues qu’il tes possible de faire ! C’est trop la classe ! Une petite idée me traversa l’esprit.

J’ouvris la porte d’une des cabines de toilette, et j’observais la réaction des filles. Je sais, je suis méchante comme fille.

La brune avait fait tomber son tube de mascara dans le lavabo. Elle observait la porte à travers le miroir.

-Qu’est ce qui te prend ? Ta vue un fantôme ? Rigola sa copine.

-La porte de la toilette à bouger toute seule !

-Tu devrais arrêter la vodka, ça te fais des effets bizarre. Conflua la blonde.

J’étais tellement à fond dans mon délire que je décidai même d’aller plus loin.

Je claquai la porte, et l’ouvrai lentement en la faisant grincer le plus possible.
J’éclatais de rire. Il n’y avait pas moyen de m’arrêter. Vous auriez vous leurs têtes ? C’est comme si elles avaient vues la mort en personne !

Je réussis à me calmer un peu, quand elles commençaient à s’approcher de moi, ou plutôt de la porte de manière vigilante et curieuse. Comme si il y avait une menace imminente, mais qu’elles ne pouvaient pas s’empêcher d’aller voir ce qui se cachait.

Moi je sais ce qui se cache ! Le monstre des cabinets ! Je repris mon fou rire avec encore moins de contrôle.

Ma blague était tellement nulle ! Mais elle est si drôle en même temps !

-Vous croyez qu’il est parti ? Demanda la brune.

Je réfléchissais, je continu ou j’arrête ? Ca serait tellement méchant de
continuer… Mais en même temps tellement drôle !

J’appuyai sur l’interrupteur, et la lumière s’éteignit.

-Ho putain ! S’était exclamée la blonde, qui commençait à flipper autant que les autres.

Je n’ai pas sue m’empêcher d’appuyer une deuxième fois dessus. Comme elles ne bougeaient pas, je continuais à plusieurs reprises.

Toutes les trois c’étaient encourue en dehors de la pièce en criant.

-Voilà, elles vont paraitre pour des folles, et croire au paranormale. Je viens de leurs gâcher la vie de matérialiste ! C’est tellement drôle !

A présent toute seule, je me dirigeais vers le miroir, je n’aperçus pas mon reflet. C’est assez dérangeant et flippant…Surtout que je voulais voir à quoi ressemblait ma tête de fantôme. Ça doit être un des inconvénients de la vie d’un esprit. Je soufflai, et m’assit sur la plat-de-forme qui soutenait les lavabos.

De mon vivant, j’avais été rousse avec de jolie crolle, mon visage pale était recouvert de tache de rousseur. Mais ce que j’appréciais le plus chez moi, c’était mes yeux vert émeraude, mise à part ça j’ai toujours été complexée part ma taille. Je suis petite, avec peu de forme. Bref ! Nous ne sommes pas là pour discuter de mon physique ! J’ai une pilule à essayer.
Je l’avalai sans me poser de question.

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